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PIM : arrêter de chercher "le meilleur outil" et choisir la juste solution pour votre organisation.

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    MyConsulting
  • il y a 4 jours
  • 7 min de lecture

L’expérience montre qu’un PIM peut être un formidable levier de performance… ou un échec coûteux si la solution est choisie hors contexte. Après 25 ans de projets PIM menés par notre équipe, notre constat est simple : il n’existe pas de « meilleur PIM », seulement des solutions plus ou moins adaptées à un environnement donné.


1. Pourquoi le choix du PIM est un acte stratégique


Un PIM n’est pas seulement un logiciel, c’est un maillon central de la chaîne de valeur produit.


  • Il structure la donnée produit au service du business (time‑to‑market, e‑commerce, marketplaces, self‑care B2B, catalogue papier, retail, etc.).  

  • Il impacte l’organisation (rôles et responsabilités, gouvernance, process de validation, relation avec les fournisseurs).  

  • Il conditionne la performance opérationnelle (qualité de données, capacité à scaler, coûts d’intégration, maintenance).


En pratique, un mauvais choix de PIM ne se voit pas à la démo, mais dans les 12 à 24 mois qui suivent : surcoûts projets, workflows bricolés, intégrations douloureuses, utilisateurs qui contournent l’outil avec Excel.


2. Comprendre le contexte client avant de parler solution


Avant de comparer les solutions, il faut comprendre le contexte réel de l’organisation. C’est la partie la plus souvent négligée, alors qu’elle explique la majorité des échecs.


2.1 Use cases et business model

Quelques questions structurantes :

  • Quels sont les canaux clés aujourd’hui (e‑commerce, marketplaces, réseau de distributeurs, force de vente, catalogue, POS) et demain ?  

  • Le business est‑il B2B, B2C, D2C, ou hybride ?  

  • Le modèle est‑il orienté volume (des centaines de milliers de références) ou valeur (portefeuille plus limité mais très riche en contenu) ?  

  • Quels sont les cas d’usage prioritaires pour le PIM : enrichissement marketing, onboarding fournisseurs, gestion de traductions, gestion de portefeuilles complexes (configurateurs, bundles, variantes), compliance réglementaire, etc. ?


La solution adaptée à un pure player e‑commerce textile n’est pas la même que pour un industriel B2B vendant des pièces détachées sur plusieurs continents.


2.2 Typologie et complexité des données produit

Le type de données à gérer oriente fortement le choix :

  • Profondeur de la structure produit : simple (SKU, variantes) ou très hiérarchisée (gammes, familles, options, configurations) ?  

  • Richesse média : besoin d’intégration forte avec un DAM, gestion de visuels multiples, vidéos, notices ?  

  • Données techniques vs marketing : importance des attributs techniques normés (ETIM, UNSPSC, GS1…) vs storytelling produit, contenus SEO, argumentaires ?  

  • Multi‑pays / multi‑langues : combien de langues, quelle complexité d’adaptation locale (réglementaire, marketing) ?


Un PIM très orienté e‑commerce pourra montrer ses limites face à des structures techniques extrêmement complexes, là où un PIM plus « industriel » sera mieux dimensionné.


2.3 Sources de données et architecture applicative

Le PIM est un maillon, pas une île. Il doit s’inscrire dans une architecture maîtrisée :

  • Existe‑t‑il déjà un MDM (clients, fournisseurs, produits) ? Qui est le « master » de la donnée produit ?  

  • Y a‑t‑il un DAM existant, un ERP central, des systèmes métier (PLM, configurateurs, systèmes de tarification) ?  

  • Comment circulent les données aujourd’hui : batch, API temps quasi réel, fichiers plats, flux EDI ?  

  • Quelle est la cible d’architecture : découplage, approche micro‑services, event‑driven, ou architecture plus monolithique ?


Un PIM qui se connecte bien en API mais gère mal les flux massifs batch ne sera pas perçu de la même manière dans une organisation déjà très « batch‑oriented ».


3. Forces, faiblesses et domaines d’expertise des solutions PIM


Avec l’expérience, on voit se dessiner des profils types de solutions PIM. L’erreur classique est d’opposer « bon » et « mauvais » outils ; en réalité, chaque solution a son terrain de jeu naturel.


3.1 Des profils de solutions récurrents

Sans citer de noms, on rencontre généralement :

  • Des PIM « e‑commerce first »  

    Pensés pour accélérer la publication sur le web, bien intégrés avec les CMS, très orientés front (attributs marketing, gestion des catégories, SEO). Souvent excellents pour des catalogues larges mais de complexité technique limitée.

  • Des PIM « industriels / B2B »  

    Robustes sur les structures complexes, les nomenclatures, les données techniques, la conformité aux standards. Parfois moins sexy côté UX mais très solides sur la modélisation.

  • Des PIM « full plateforme data »  

    Solutions qui flirtent avec le MDM, avec des capacités avancées de modélisation, de gouvernance, de workflows complexes, parfois plus lourdes à mettre en œuvre mais puissantes dans des contextes multi‑domaine.

  • Des PIM « mid‑market »  

    Ciblant les organisations de taille intermédiaire, plus simples à déployer, TCO plus contenu, mais avec des limites sur des scénarios très complexes ou très volumétriques.


3.2 Taille de l’organisation et maturité

Le même PIM peut être une bénédiction pour un groupe international structuré, et un cauchemar pour une ETI en phase de structuration.


Points à regarder :

  • Capacité d’investissement (licences, intégration, TMA, montée en charge).  

  • Maturité data & IT : existe‑t‑il une gouvernance des données, un architecte d’entreprise, une DSI structurée ?  

  • Capacité à absorber la complexité : certains PIM supposent des équipes dédiées (data stewards, product owners PIM, administrateurs fonctionnels).


Dans une PME ou ETI, l’outil « parfait » mais trop lourd ou trop complexe finira sous‑utilisé.


4. Une démarche de choix méthodique et ROIste


Un choix de PIM doit être mené comme un investissement stratégique, pas comme un simple achat de logiciel.


4.1 Clarifier les objectifs business et le ROI attendu

On ne choisit pas un PIM pour « mieux gérer la donnée produit » mais pour :

  • Réduire le time‑to‑market (lancer plus vite une nouvelle gamme, référencer plus rapidement un fournisseur).  

  • Augmenter la conversion et le panier moyen (meilleure qualité de contenu, meilleure recherche, moins de retours).  

  • Réduire les coûts internes (moins de ressaisies, moins d’erreurs, moins d’allers‑retours entre métiers).  

  • Faciliter l’ouverture de nouveaux canaux (marketplaces, partenaires, pays, réseaux).


Dès le départ, il faut poser quelques indicateurs cibles : délais de mise en ligne, taux de complétude, rapidité d’onboarding des fournisseurs, taux d’erreurs détectées, etc.


4.2 Structurer l’analyse : contexte, besoins, contraintes

Une approche que notre équipe applique systématiquement :

  1. Cartographie de l’existant  

    Processus actuels, systèmes, flux, « pain points » concrets (où perd‑on du temps, où naissent les erreurs, qui ressaisit quoi).  

  2. Définition des cas d’usage prioritaires  

    On hiérarchise : ce qui doit absolument être adressé à court terme vs ce qui relève d’une phase 2 ou 3.  

  3. Modélisation macro de la donnée produit  

    Types de produits, attributs essentiels, variantes, langues, relations entre entités (produits, familles, kits, pièces).  

  4. Analyse d’architecture  

    Positionnement cible du PIM : master ou non, relation avec ERP, MDM, DAM, e‑commerce, PLM.  

  5. Contraintes non fonctionnelles  

    Volumétrie, performances attendues, SLA, sécurité, hébergement (cloud, on‑prem, souveraineté), réversibilité.


Ce cadre permet ensuite de « lire » les solutions PIM avec des lunettes business et techniques, et non au travers d’une simple liste de fonctionnalités.


4.3 PoC, benchmarks et décisions éclairées

Deux pièges fréquents :

  • Le benchmark sur checklist de fonctions, sans mise en situation.  

  • Le PoC « vitrine » qui ne reflète pas la vraie complexité du client.


Une bonne démarche :

  • Définir un scénario de PoC réaliste, avec de « vrais » produits, de vraies données, et quelques cas un peu irritants (cas limites, exceptions).  

  • Impliquer dès le PoC les représentants métier (marketing, e‑commerce, offre, data), pas seulement l’IT.  

  • Mesurer l’effort de paramétrage, la clarté de la modélisation, la facilité d’intégration, la capacité à gérer les processus réels (workflows, validations, traductions, imports fournisseurs).


La décision doit se faire en croisant au moins quatre axes : adéquation fonctionnelle, adéquation technique/architecturale, capacité d’appropriation par les équipes, TCO/ROI projeté.


5. Gouvernance de la donnée et chaîne de valeur


Choisir un PIM sans parler gouvernance des données, c’est construire une autoroute sans se demander qui aura le droit d’y circuler et à quelle vitesse.


5.1 Sources fiables, rôles et responsabilités

Quelques éléments clés :

  • Identification des « sources of truth » : ERP, MDM, PLM, fournisseurs, fichiers internes.  

  • Définition des rôles : qui crée, qui enrichit, qui valide, qui publie (et à quels canaux).  

  • Mise en place de règles de gestion : obligations d’attributs, règles de complétude, gestion des versions, archivage.


Le PIM doit s’aligner avec cette gouvernance : certains outils l’outillent en profondeur (workflows avancés, règles de qualité de données), d’autres sont plus légers et nécessitent de la complétion par l’organisation ou des briques complémentaires.


5.2 Réactivité, fiabilité et performance

Selon le secteur, la réactivité de la chaîne de valeur produit est un facteur clé :

  • Retail / e‑commerce : besoin de cycles rapides, forte saisonnalité, promotions, campagnes, réactivité quasi temps réel.  

  • Industrie / B2B : importance de la fiabilité, de la traçabilité, de la stabilité des référentiels, parfois sur des cycles plus longs mais très réglementés.


Le dimensionnement du PIM, le mode d’hébergement, la stratégie d’intégration (APIs vs batch) et le monitoring doivent être cohérents avec ces exigences.


6. Notre rôle : accompagner un choix éclairé, pas vendre un outil


Après de nombreux projets, le vrai levier de succès ne réside pas dans le nom de la solution choisie, mais dans la façon dont le choix est fait et assumé.


Bien qu’agnostiques vis‑à‑vis des éditeurs, notre équipe connaît les solutions PIM dans le détail fonctionnel et technique, ce qui nous permet d’apporter de la profondeur dans le choix et de garantir la faisabilité dans la mise en œuvre.


Notre accompagnement s’articule autour de quelques convictions fortes :

  • Être agnostique vis‑à‑vis des éditeurs  

    L’objectif est de trouver la solution la plus adaptée au contexte client, pas de pousser un outil pré‑sélectionné.  

  • Travailler à la fois avec le métier et l’IT  

    Le PIM est à la croisée des enjeux business (time‑to‑market, expérience produit) et IT (architecture, intégration, sécurité). Les deux doivent être embarqués dès le départ.  

  • Combiner vision stratégique et retour d’expérience  

    S’appuyer sur des décennies de projets PIM permet d’anticiper les pièges : modélisations trop théoriques, sur‑paramétrage, choix d’architecture inadaptés à la réalité des équipes, sous‑dimensionnement de la conduite du changement.  

  • Penser écosystème, pas « produit isolé »  

    Nous ne nous limitons pas au PIM : MDM, DAM, ERP, plateformes e‑commerce, outils de traduction, connecteurs marketplaces… La valeur vient de la cohérence de l’ensemble.


En résumé, choisir une solution PIM, ce n’est pas trier des fiches marketing d’éditeurs : c’est aligner une stratégie produit, une architecture, une gouvernance et des moyens humains autour d’un outil qui sera au cœur de la performance commerciale de l’entreprise. Notre accompagnement expérimenté permet de transformer cette décision en investissement maîtrisé, avec un ROI mesurable et une trajectoire d’évolution claire.

 
 
 

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